Qu’est-ce qu’un AVC ?

AVC : tu as probablement entendu parler de ces trois lettres, soit parce que tu connais quelqu’un qui a été touché par cet accident, soit parce que tu as vu des campagnes de sensibilisation dans les médias.

Aujourd’hui notre article va t’expliquer de quoi il s’agit car cela nous semble important d’être bien informé afin de réagir correctement si une personne de notre entourage en est victime.
Nous présenterons aussi en fin d’article, un travail d’élèves de 5e sur ce sujet.

Qu’est-ce qu’un AVC ?
Les trois lettres signifient Accident Vasculaire Cérébral, c’est-à-dire que la circulation sanguine au niveau du cerveau est interrompue.

AVC
Un AVC touche les vaisseaux sanguins du cerveau
Illustration Valentin B.

Quelles sont les causes de cette interruption ?

Il existe deux causes principales :

  • la première cause est un bouchon qui bloque une artère. Il s’agit soit d’un caillot soit  d’une plaque de graisse : on parle alors d’un AVC ischémique.
  • la seconde est une hémorragie : c’est l’éclatement d’un vaisseau sanguin. On parle alors d’AVC hémorragique (une hémorragie est un écoulement de sang hors du circuit normal).  Le sang qui se répand alors à l’extérieur des vaisseaux, appuie sur les tissus aux alentours ce qui les endommage.

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Nous verrons dans le paragraphe consacré aux facteurs de risques, les phénomènes qui ont conduit soit au bouchon soit à l’hémorragie.

Les conséquences de l’AVC
Comme la circulation sanguine est interrompue, une  partie du cerveau n’est plus irriguée. Les vaisseaux sanguins n’apportent plus de sang au cerveau qui ne reçoit donc plus d’oxygène et de nutriments (tels que le glucose par exemple).
De ce fait, les cellules du cerveau ne peuvent plus fonctionner et meurent.

Parmi les cellules, les plus concernées sont les neurones ou « cellules nerveuses ».

neurones

Leur rôle est très important car ils transmettent un signal et sont largement connectés les uns aux autres. C’est ainsi que le cerveau transmet les informations ce qui permet de commander les muscles et autres organes, d’assurer les fonctions cognitives ce qui te permet de traiter les informations, raisonner, parler, penser…

Le cerveau est divisé en zones qui permettent d’effectuer des actions plus ou moins précises. Selon la zone touchée, une commande ou une fonction ne peut plus être assurée : la victime ne peut plus marcher ou ne peut plus parler ou encore a du mal à se souvenir de certains événements… En général, comme la zone atteinte ne touche qu’un côté du cerveau (côté droit ou gauche), les déficits de commande ne concernent que la moitié du corps : on parle d’hémiplégie (ou paralysie d’un seul côté du corps). C’est très handicapant.
Dans certains cas, un côté du visage se trouve paralysé.

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Les facteurs de risques
Alors la question est de savoir, pourquoi y a t-il formation d’un bouchon ou éclatement d’un vaisseau sanguin ?
Voici quelques facteurs de risques qui peuvent conduire à ces situations.

La formation de bouchons (AVC ischémique) est favorisée par un taux de cholestérol élevé (c’est une molécule de gras) : c’est la raison pour laquelle on recommande de manger sain et de faire du sport. Sinon, le cholestérol peut se déposer à l’intérieur d’un vaisseau et bloquer la circulation.

AVC_4Un autre facteur de risque est lié au fonctionnement du cœur : si celui-ci bat de façon irrégulière, du sang peut stagner, coaguler et s’épaissir. On dit qu’il se forme un caillot qui peut venir se coincer dans les vaisseaux plus étroits.

On pointe aussi souvent l’hypertension, comme facteur de risque. C’est la pression exercée par le sang à l’intérieur des vaisseaux sanguins. Si la pression y est élevée (et ce, tout au long de la journée), les parois se fragilisent au cours du temps et un jour, un vaisseau peut se rompre : c’est l’AVC hémorragique.

Peut-on soigner ?

Au moment de l’accident, les médecins essayent de dissoudre le bouchon (injection en intraveineuse d’un médicament qui va réduire les caillots) mais il faut réagir rapidement et ce, dans les quelques heures qui suivent l’apparition du problème.
Dans le cas d’un AVC hémorragique, des médicaments permettant de réduire la pression sanguine sont administrés afin de limiter l’hémorragie.

Il peut s’avérer utile aussi d’intervenir de façon chirurgicale pour « nettoyer » un vaisseau sanguin, pour réparer une artère abîmée risquant de se rompre ou pour retirer du sang accumulé dans le cerveau.

Sur le moyen et long terme, il faut limiter tous les facteurs de risques et un traitement médicamenteux est mis en place.
Si un nombre important de neurones a été touché, des déficiences restent présentes. On parle de séquelles. Celles-ci peuvent être limitées, voire régresser avec une rééducation intense : des exercices permettent de réapprendre les mouvements ou la parole en stimulant d’autres neurones ; des circuits peuvent alors se rétablir progressivement dans le cerveau.

Les symptômes

Une personne victime d’un AVC présente plusieurs signes laissant suspecter l’accident. Par exemple, elle n’arrive plus à parler correctement, ou à comprendre ce qu’on lui dit. Elle peut aussi perdre l’équilibre, avoir la moitié du visage engourdi, ne plus voir, ne plus sentir un bras…

Dans ce cas, il faut alerter rapidement les secours (appeler le 15 ou le 112).

Exposé d’élèves
Voici un exposé réalisé par des élèves de 5e, dans le cadre d’un exposé de SVT (collège Institution Sainte Marie, Beaucamps-Ligny, Nord)

expose_AVC

NB : Nous les remercions pour la présentation de ce travail et encourageons d’autres élèves à présenter leurs activités scientifiques dans notre rubrique ‘Travaux d’élèves »

Pour en savoir plus
http://lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_10/a_10_cr/a_10_cr_lan/a_10_cr_lan.html
http://www.stopavc.fr/
franceavc

Rédaction :
Pascale BAUGE du blog Le Monde et Nous
Exposé des élèves
Valentin BAUGE – Lucas CHANROUX – Matis GABANT (5e M Année scolaire 2014 – 2015)

Illustrations :
Stefcomics

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