Les fêtes de fin d’année : des fêtes astronomiques

Connaissez-vous l’origine de la fête de Noël ?

Pour la découvrir, imaginez-vous à l’époque de la Préhistoire ou au début de l’Antiquité. Il n’y a pas d’électricité, et à la nuit tombée, votre grotte ou votre petite maison est encerclée par des bêtes sauvages affamées qui voient bien mieux que vous la nuit.

Maintenant, imaginez que vous soyez proche de la fin de l’année. Les jours raccourcissent, les nuits s’allongent, le Soleil est de plus en plus en bas sur l’horizon et disparaît, chaque jour, de plus en plus vite derrière la cime des arbres. La peur vous gagne, le temps de « sécurité » diminue et vous craignez qu’un jour, le Soleil, toujours plus bas, ne disparaisse complètement, qu’il ne se lève même plus, que « le ciel vous tombe sur la tête ».

Mais voilà qu’arrive un jour « magique ». La nuit arrête d’augmenter, le jour arrête de diminuer, et le Soleil remonte sur l’horizon. Ce jour c’est le solstice d’hiver : le jour du renouveau du Soleil, le Nohio Hell (nouveau Soleil en langue celte). Aussi, pour exprimer leur joie et leur soulagement de voir la durée du jour augmenter et ainsi la période de sécurité et de sortie de leurs abris s’allonger, les hommes de différentes cultures ont organisé des fêtes. Le nom de Noël vient de la fête celte du « Nohio Hell ».

Stonehenge

Ainsi la fête de Noël a quasiment 5000 ans et est au départ une fête astronomique, célébrant le solstice d’hiver et le renouveau du Soleil.

Pour l’année 2018, le solstice d’hiver a eu lieu le 21 décembre à 23h23. Il peut varier du 20 au 23 décembre selon les années.

Pourquoi fêtons-nous Noël le 25 décembre ? Eh bien parce-que le calendrier a changé plusieurs fois. Avant, le début de l’année était en mars, février était alors le dernier mois (c’est pour cela que c’est le mois le plus court), ainsi au changement de calendrier, le solstice a avancé de deux jours dans le mois de décembre. En tout cas préparez bien votre solstice d’hiver, votre Nohio Hell, et Joyeux Noël à tous !

Nébuleuse du cône ou du sapin de Noël NGC 2264

Connaissez-vous l’origine de la fête de Nouvel An ?

Saviez-vous que le Nouvel An était au départ une fête aux dieux Soleil. Oui, au pluriel ! En effet, chaque civilisation avait son dieu et ne le fêtait d’ailleurs ni au même moment, ni de la même façon.
Les plus vieilles fêtes de Nouvel An datent de plus de 2000 ans avant notre ère, en Mésopotamie. Les mésopotamiens fêtaient le dieu Akiu, dieu du Soleil, de la lumière et de la chaleur.
Les babyloniens le fêtaient à la nouvelle Lune, la plus proche de l’équinoxe de printemps, donc vers mi-mars (l’équinoxe est le moment de l’année où le jour et la nuit ont la même durée et donc où le Soleil se retrouve à la perpendiculaire de l’équateur).
Les assyriens, eux, le fêtaient à la nouvelle Lune la plus proche de l’équinoxe d’automne, donc mi-septembre.

En Égypte, le début de l’année correspondait au lever héliaque de l’étoile Sirius (première fois où on voit l’étoile Sirius juste avant le lever du Soleil). C’est l’étoile la plus brillante du ciel dans l’hémisphère nord, dans la constellation du Grand Chien (cette constellation est, dans la mythologie, le chien du chasseur Orion au pied duquel il se trouve dans le ciel). Cet événement, peu après le solstice d’été, était aussi le début des crues du Nil, événement le plus important de la vie égyptienne. En voyant cette étoile ré-apparaître exactement au même endroit du ciel et au même moment de la journée tous les ans, les égyptiens ont créé le premier calendrier, il y a plus de 6000 ans.

Constellation du Grand Chien et Orion

Les grecs, dans l’Antiquité, eux, fêtaient le Nouvel An au solstice d’hiver, comme les britanniques durant le Moyen-Âge.

Les Celtes, eux, fêtaient le Nouvel An, le premier novembre, pour marquer la fin de l’été et les récoltes. Ils allumaient de grands feux pour leur dieu Soleil. Cette fête celte est l’ancêtre d’Halloween.

Les Romains échangeaient des cadeaux : d’abord des branches d’arbres sacrés puis des noix dorées et enfin des pièces à l’effigie du dieu Janus qui a deux têtes, une qui regarde vers le passé et l’autre vers l’avenir. C’est l’origine des étrennes.

Chez les Romains, le Nouvel An était d’abord fêté le 1er mars, au renouveau de la nature, un moment proche de l’équinoxe de printemps. Puis Jules César a déplacé le Nouvel An au 1er janvier lors de la mise en place du calendrier julien.

Comme on peut le voir, le début de l’année était souvent fêté lors d’un phénomène lié au Soleil et aux astres, donc il s’agit encore d’une fête astronomique comme Noël.

Aujourd’hui encore, certains pays ont encore un calendrier différents du-nôtre et donc la fête du Nouvel An ne correspond pas au 1er Janvier. C’est le cas des chinois.

Et des coutumes différentes. Les japonais font le grand ménage pour commencer une nouvelle année : ils sont en quelque sorte, débarrassés du passé, un peu comme lorsque nous faisons notre ménage de printemps.

Quels ques soient vos rites, on vous souhaite une très bonne année à tous.

Texte : Héba-Aude

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