De l’insolite dans le monde des araignées

Les beaux jours reviennent et peut-être aimes-tu te promener dans les jardins ou les parcs pour étudier la nature ? Les araignées par exemple ? Nous en avons déjà parlé de nombreuses fois sur Kidiscience, mais nous sommes loin d’avoir fait le tour !
Alors pour te donner envie d’observer encore plus ces charmantes bestioles, voici quelques informations insolites sur le sujet des araignées.

Comment reconnaître un mâle d’une femelle ?
Sais-tu que les araignées possèdent des pédipalpes (des « pattes-mâchoires » correspondant aux mandibules des insectes) qui sortent du prosoma (partie antérieure) et permettent la préhension (pour attraper des proies…). Chez le mâle, ces pédipalpes sont équipés de petites bosses proéminentes  qui font penser à des gants de boxe : ils abritent en fait les organes reproducteurs du mâle.
Bref, si tu perçois les gants de boxe, tu es sûr(e) d’être en face d’un mâle.

L’envol au bout d’un fil
Savais-tu que le mode de dispersion principal de l’araignée était le vent ? Comment s’y prend-elle pour parcourir plusieurs centaines de mètres ? Cette pratique concerne surtout les tous jeunes individus ainsi que des adultes de petite taille.
L’abdomen levé face au vent, sur la pointe des pattes, l’araignée laisse agir les courants d’air qui dévident le fil et déclenchent l’envol lorsque la force exercée par le vent devient suffisante.

Des mères dévouées jusqu’à la mort
Imagine-toi que certaines espèces d’araignée ont un comportement maternel assez époustouflant. C’est le cas de l’espèce terricole, « Coelotes terrestris  » : la mère après la ponte, reste à proximité des petits et les nourrit avec des proies qu’elle régurgite. Parfois, cela va bien plus loin puisque si la mère meurt, les petits en profitent pour la dévorer et ils n’en laissent rien… Gloups !

Et si on coinçait la bulle ?

Encore un comportement vraiment particulier et insolite : il existe une espèce d’araignée qui vit entièrement sous  l’eau, bien qu’elle ne puisse pas respirer en milieu aquatique. Comment fait-elle ? L’argyronète (Argyroneta aquatica) se débrouille pour respirer en installant une bulle d’air sous l’eau. Cette réserve est alors coincée grâce à une toile accrochée à des plantes aquatiques. Pour gonfler la bulle, l’araignée fait des allers-retours entre la surface et son repère immergé : elle puise alors de l’air qu’elle coince entre ses poils pendant le voyage sous l’eau.

Passées maîtres en matière de camouflage ?
Sais-tu que certaines araignées sauteuses présentent la morphologie (et le comportement) de fourmis ? Elles espèrent ainsi mieux échapper à des prédateurs -quoi que, pas tous- .
Ce sont des espèces myrmécomorphes (plusieurs centaines, tout de même). Les pattes avant sont cependant en surnombre par rapport à une fourmi : elles sont alors agitées par les araignées pour simuler des antennes.
Le mimétisme est aussi parfois utilisé pour mieux attirer de « vraies » fourmis qu’elles consomment.

Auteur : Pascale du blog Le Monde et Nous (article original avec plus d’infos)
Illustration : Valentin B du blog Trip into my Head

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