L’eau sur Terre, un sacré voyage !

A la suite de notre précédent billet sur l’apparition de l’eau sur Terre, voyons comment l’eau voyage participant à des phénomènes météorologiques connus mais aussi au maintien de l’humidité des sols, condition importante pour le bon développement de notre agriculture.

Tu as peut-être déjà entendu parler du « cycle de l’eau« , on parle aussi de « cycle hydrologique« . En effet, l’eau circule sous ses différents états et ce, de façon permanente entre plusieurs réservoirs présents sur Terre.

Les réservoirs
Tu vas donc trouver des réservoirs d’eau à l’état liquide au niveau des mers et océans, des cours d’eau, des lacs, des étangs mais aussi des nappes d’eau souterraines.
Et puis n’oublions pas non plus, l’eau stockée dans les plantes et les animaux !

A l’état solide, donc sous forme de glace ou de neige, les réserves sont les calottes glaciaires, les glaciers, les banquises (la glace qui flotte sur les mers), les icebergs.

A l’état de vapeur, on ne peut pas vraiment parler de « réservoir », puisque par définition la vapeur occupe le volume maximum qui lui est offert, comme tous les gaz. On peut dire que la vapeur d’eau se trouve dans l’atmosphère. Rappelons ici que les nuages ne sont pas constitués d’eau à l’état vapeur, mais de minuscules gouttelettes d’eau ou de cristaux de glace.

L’eau décrit un cycle fermé, entre ces différents réservoirs, notamment grâce au soleil qui fournit l’énergie pour l’évaporation ! Voyons plus en détails.

Le cycle de l’eau

Une partie se déroule au niveau atmosphérique, et l’autre au niveau des sols.

Au niveau des mers, des lacs, des cours d’eau, des étangs, se produit en permanence un phénomène d’évaporation (souviens-toi, nous en avions parlé ici). Plus il fait chaud, ensoleillé et venteux, plus ce phénomène sera intense. Les sols plus ou moins humides peuvent également faire l’objet d’évaporation et enfin, les végétaux perdent de l’eau par leurs feuilles lors de la photosynthèse (c’est la transpiration) ainsi que de l’eau déposée sur les feuilles par évaporation : on parle alors d’évapotranspiration.

Donc l’eau se retrouve sous forme de vapeur dans l’atmosphère !
Plus on monte en altitude plus l’air est froid et donc à partir d’une certaine altitude, la température est trop basse : les molécules se regroupent sous forme de petites gouttelettes ou sous forme de cristaux de glace : c’est la condensation et le nuage apparaît.

Ensuite le nuage va grossir c’est-à-dire que les gouttelettes d’eau ou les cristaux de glace qui se collent vont atteindre des tailles assez grandes pour tomber sous forme de pluie ou de neige : ce sont les précipitations (pluie, neige, grêle…).
La neige va s’accumuler en montagne pour former les glaciers.

Que se passe-t-il au niveau des sols ?
L’eau issue de la pluie ou de la fonte des neige ou glaciers peut avoir plusieurs cheminements :
– elle peut ruisseler sur des roches ou sols imperméables, rejoindre des rivières puis la mer,
– elle peut être interceptée par le couvert végétal (les végétaux qui recouvrent les sols),
– elle peut stagner en surface des sols,
– elle peut être absorbée par certaines roches, ou s’accumuler dans le sol,
– elle peut s’infiltrer par les petites fissures et interstices et rejoindre les nappes souterraines.

Tout ce qui a été expliqué ici ne constitue que les grandes lignes du cycle de l’eau au niveau global. Mais dans la réalité, c’est un peu plus compliqué que cela : selon la région du monde dans laquelle on se trouve, il y a aura plus ou moins d’ensoleillement et des sols et un relief précis, qui peuvent amplifier certains phénomènes (ainsi certaines régions peuvent être en sécheresse).

Les pertes d’eau
Tu l’as compris, l’eau fait tout un circuit fermé. Alors on peut se demander si la quantité d’eau totale sur Terre (1,4 milliards de milliards de m3 et 1 m3 c’est 1000 litres) est toujours la même depuis tout ce temps ?
En fait, des recherches ont montré qu’il y avait un échange entre l’hydrosphère (l’eau sur terre) et le manteau terrestre.
On sait aussi que certaines molécules d’eau peuvent être cassées sous l’effet des UV (rayons solaires de forte énergie).

Il y a donc en toute rigueur, quelques pertes mais un bilan global montre qu’elles sont négligeables et que, globalement la quantité d’eau sur terre ne change pas.

Alors, avec toute cette quantité d’eau sur terre, il n’y a pas de problème pour la consommer ou l’utiliser pour nos besoins ?
C’est vrai qu’il y a beaucoup d’eau sur terre, mais encore faut-il qu’elle soit disponible là où on en a besoin, et aussi qu’elle soit propre à la consommation et à l’utilisation. Nous verrons cela dans un prochain article.

Auteur : Pascale du blog « Le Monde et Nous »
Illustrations : Valentin du blog « Trip into my head »
Personnage Alien : Stéphanie de Stefcomics

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