Impact du réchauffement sur les continents

La COP 21 est maintenant terminée mais sur Kidiscience, nous avons encore quelques petits articles prévus sur ce sujet. Nous allons accélérer la fréquence de publication, durant ces deux prochaines semaines, de façon à pouvoir rapidement te parler de tas d’autres choses très intéressantes.

Comme nous l’avons montré dans les épisodes précédents, le réchauffement climatique a des répercussions notables sur les glaces, sur les mers et océans. Nous consacrons notre article d’aujourd’hui à présenter les effets sur la terre ferme, ceux par lesquels les hommes sont directement menacés : nous assistons d’ores et déjà à tout un tas de modifications en ville, à la campagne, à la montagne, en bord de mer qu’elles concernent la météo, les sols, les cultures ou les paysages (les forêts, les monuments historiques, les infrastructures etc.)

La météo modifiée et ses conséquences

Les températures, tout au long de l’année, grimpent progressivement et ce, de façon différente dans chaque région du globe : certaines étant plus marquées que d’autres. Mais un des grands point marquant concerne les vagues de chaleur et les canicules d’été (plusieurs jours consécutifs à plus de 31°C et une température nocturne qui ne descend pas en-dessous de 21 °C). Elles sont et seront plus fréquentes notamment dans les villes très denses et fortement chargées en monuments (qui restituent la nuit la chaleur accumulée).

canicule

Ces vagues de chaleur amènent alors une forte évaporation des plans d’eau, des marais et des cours d’eau : on assiste dans certaines parties de la planète, à un assèchement des cours d’eau, des lacs et un dessèchement des sols qui deviennent poussiéreux. Dans certaines régions, le désert progresse et la culture des sols est réduite.

La conséquence est sans appel pour les populations humaines et animales : l’eau potable devient plus rare, les récoltes s’amenuisent ou sont détruites. Sans nourriture, ni eau, la famine menace les populations.

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Les phénomènes météorologiques destructeurs pour les terres sont de plus en plus fréquents. Nous pouvons citer les cyclones et les inondations qui font d’énormes dégâts.

Pourquoi ? Au niveau des océans tropicaux, la chaleur intense provoque une évaporation massive : l’air chaud se charge en humidité et s’élève. Arrivé plus haut dans l’atmosphère, la vapeur d’eau se condense et d’épais nuages apparaissent. On a donc en surface de l’eau des zones de basse pression (puisque l’air est parti plus haut).  Qui dit « basse pression » dit « aspiration » et donc la création de vents très violents qui tourbillonnent : c’est le cyclone.

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Les cyclones qui atteignent alors les terres sont dévastateurs.

Les nuages épais formés augmentent alors les précipitations : des pluies très intenses s’abattent sur certaines régions, menaçant les populations d’inondations.
Mais les inondations sont aussi liées à la hausse du niveau des mers au niveau des côtes.

inondations

L’impact du réchauffement sur les cultures

De nombreuses cultures ont déjà montré des signes de modifications ou de souffrance par rapport à la hausse des températures.
En France, par exemple, les rendements des récoltes de blé se sont vus diminuer sensiblement. Ce phénomène se produit chaque fois que la température dépasse les 25°C au moment où les épis grossissent.

blé
Moisson du blé « Agriculture in Volgograd Oblast 002 » by www.volganet.ru.

D’autres céréales fortement demandeuses d’eau risquent de souffrir des futures périodes de sécheresse. Et certains agriculteurs français commencent à se tourner vers des espèces moins exigeantes.

On assiste également à un changement de la qualité des récoltes des vignes (fabrication des vins notamment dans la région de Bordeaux). Les températures plus élevées modifient la vitesse de mûrissement du fruit, la quantité de sucre qu’il contient ainsi que celle d’autres molécules. Lors du processus de transformation pour la fabrication du vin, la teneur en certaines molécules étant modifiée, le taux d’alcool et le goût sont différents… voilà de quoi perturber les connaisseurs.
D’autres régions qui auparavant, ne cultivaient pas les vignes, commencent progressivement à s’y mettre : on a par exemple des vignes en région parisienne ou en Bretagne.

Certaines plantes pourraient par contre tirer profit des températures en hausse pour prendre racine. Certaines, invasives, déclenchent cependant des allergies chez l’homme (nous verrons cela dans un prochain article).

La betterave sucrière est un autre exemple de culture qui tire profit de la hausse des températures, notamment dans la région nord du pays… Les semis sont désormais avancés, les productions ont augmenté de plus de 20 % ces 20 dernières années.

Betteraves

Et les forêts ? C’est surtout les risques d’incendie qui sont  inquiétants. Plus sec, le bois peut s’enflammer plus facilement. Et un feu de forêt est une vraie catastrophe d’un point de vue émissions : non seulement les arbres disparus n’absorbent plus le CO2 mais il s’agirait au contraire d’importantes émissions. Certaines espèces d’arbres meurent également tout simplement parce qu’elles ne s’adaptent pas aux températures trop élevées, aux conditions modifiées de leur environnement.

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Le lien avec la pollution

A cause des fortes températures (notamment en été), la pollution liée à la circulation des voitures en zone urbaine, favorise la formation de l’ozone à basse altitude. Ce gaz augmente non seulement l’effet de serre mais il est nocif (car très réactif) pour les animaux et végétaux.

L’impact sur les monuments et infrastructures

L’augmentation de température et la teneur en CO2 dans l’atmosphère a tendance à rendre les pluies acides ce qui rend tous les monuments en calcaire plus fragiles : ce matériau a tendance à se dissoudre. Tu peux essayer de faire l’expérience en déposant un petit morceau de craie dans du vinaigre – même si l’eau de pluie est tout de même beaucoup moins acide : mais petit à petit, les monuments perdent couleur et matière.
Certains vitraux de cathédrales subissent également quelques dégâts.
C’est à la fois un phénomène chimique (dissolution) et physique (érosion).

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Enfin les routes et les rails ne sont pas toujours capables de supporter des vagues de chaleur. Au-delà d’une certaine température, les rails se dilatent par exemple ou le bitume des routes se ramollit.

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l’asphalte de certaines routes peut ramollir en cas de fortes chaleurs

Conclusion
Tu vois que les impacts du réchauffement climatique concerne de nombreux domaines.
Mais l’un des plus inquiétants est celui qui touche la vie : le prochain article sera consacré à la biodiversité.

Rédaction :
Pascale BAUGE du blog Le Monde et Nous
Illustrations : Stefcomics

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